ALBUM PHOTOGRAPHIQUE
DE L'ARTISTE ET DE L'AMATEUR.
PAS
BLANOUART-ÉVRARD.
LILLE ,
En.vEsi VANACKERE, Libraire,
CASTIAUX, Libraire.
PARIS,
R0RET4 Libraire,
12, rus Haulefeuille.
Edouard PIERRE,
10, rue Vivienne.
A. UOREL, Libraire,
1B. me S"-Anne.
LONDRES,
M, P. CAMUS & C'
416 . New Oiford Slreet.
NOTE EXPLICATIVE
I1ES
PLANCHES PHOTOGIUPHIOUES.
LA PRISE DE JÉRICHO.
Bas-relief eu bronze, l'un des du panneaux dont se compose la célèbre porte du
Baptisiùretle Florence, que Michel-Ange proclamait digne d'être la porte du Paradis.
Son auteur, Laurent Ghiberli, naquit à Florence en 13" S , et précéda de plus
d'un demi siècle, Raphaël et Miebel-Ange.
2, PEINTURE ANTIQUE.
Une Bacchante assise et un Faune jouant de In flûte, tel est le sujet de ce curieux
spécimen de la peinture antique qui lut trouvé dans les ruines de Pontpeï. Il orne
maintenant le Musée de Naples.
3. PUCE DU MARCHE . A ÏPRES.
Ypres était au moyen-âge renommée par ses immenses fabriques de draps; aussi,
parmi les monuments qui attestent sou antienne splendeur, faut-il placer au
premier rang la halle des Drapiers, commencée en 1201).
Cet édifice, qui sert maintenant d'IIotel-dc-Villc, forme un des côtés de la place
du Marché ; derrière, est l'église de Saint-Martin.
l TÊTE EN CIRE, ATTRIBUÉE A RAPHAËL.
(MUSÉE WICAR, \ LILLE.)
Dans le catalogue des objets précieuv légués par le peintre Wiear, à la ville de
Lille, sa patrie, ce gracieux morceau de céro-plasUque est donné comme une
œuvre de Bapha6] ; ne devrait on pas Inï attribuer une origine plus ancienne et le
regarder comme un de ces portraits de famille que les Romains, au dire de Pline,
conservaient dans l'intérieur île leurs maisons ?
Le buste auquel la tète est adaptée est d'une époque plus récente et d'une
exécution médiocre.
5. A BRUGES.
La tour qui domine le paysage est celle des Boucheries ou Beffroi de Bruges;
elle à 108 mètres d'élévation; elle était autrefois surmontée d'une flèche eu
hois, qui fut détruite par la fondre en 1711.
6. INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE DE SAINT-lfURTIN, A ÏPRES.
Le chœur fut commencé en l"2'2l et terminé quelques années plus lard. Il était
autrefois séparé de la nef par un magnifique jubé qui fut détruit, il y a une trentaine
d'années, pour donnirplus de jour à l'église. On voit à Saint-Martin la pierre tumulaire
de Corneille Jeausénius , évëque d'Ypres.
U VIERGE DE IÏIICHEL-AHCE. A BRUGES-
La tradition rapporte que celte statue, destinée à la ville de Gènes, fut prise par
un corsaire hollandais et vendue à un habitant de Bruges qui en fit don à l'église
de Notre-Dame. Quelques critiques, frappés de la sévéi ité empreinte sur les traits
de la Vierge, n'ont pas voulu y reconnaître la douce Marie , Mère du Sauveur; ils
ont fait de ce groupe une Charité. De quelque manière que l'on interprète la pensée
de Michel-Ange, un est forcé d'admirer la beauté de style dont sont empreintes
toutes les parties de ce marbre sublime.
8. ABSIDE DE L'ÉGLISE DE H0TRE-DAIÏ1E, A PARIS.
Commencée en ll(j!5, par Maurice de Sully, évèque de Paris, Notre-Dame ne
fut terminée qu'au XIV.* siècle. L'antique métropole se trouve ici telle qu'on la
voit de la terrasse qui remplace l'ancien palais de l'Archevêché.
9. . SAINTE BARBE.
(musée d'anvkrs.)
Naïve composition 3 connue sous le nom de la Vierge de Cologne, sans Houle
parce que le fond du paysage représente des ouvriers occupés à bâtir la tour de la
cathédrale de celte ville. Elle est due à Jean Van Eycb , né à Maes Eyck, en 1370 ,
mort vers 1150.
ÉGLISE DE SAINT-MARC , A VENISE.
Cette splendide basilique, qui renferme les reliques de l'Evangé liste Saint-Marc,
patron de Venise, ne l'ut long-temps que la chapelle du Palais ducal ; ce n'est que
de mis jours qu'elle est devenue l'Eglise patriarrhale. Commencée en 971, terminée
cent ans après et consacrée en 1 i 1 1 , elle doit être considérée comme un magnifique
spécimen du slvle bysantin.
CATHERINE DE MÉDICIS SOUS LES ATTRIBUTS DE LA VIERGE.
Cette gracieuse statuette en ivoire, donnée à la Chartreuse de Bordeaux, par
le cardinal de Sourdis, et connue longtemps sous le nom de Vierge des Chartreux,
l'ait maintenant partie du cabinet de M Coètbals-Daneel , à Courlray. Catherine de
Kédicis, femme de Henri il, y est représentée sous les attributs de la Vierge tenant
dans ses bras le Dauphin, qui fut Cbarles IX. Contrairement à l'usage, le croissant,
sur lequel ses pieds s'appuyenl, a les pointes renversées; c'est une allusion à
l'échec portée a la faveur de Diane de Poitiers par la naissance du Dauphin. Tout
porte à l'aire attribuer ee petit chef-d'œuvre à Germain Pilon, né en 1530, mort
en 1500.
ARC DE TRIOMPHE OU CARROUSEL. A PARIS.
Construit sur les dessins des architectes, Percier et Fontaine, pour perpétuer le
Souvenir de la campagne de I80G, il rappelle l'arc de triomphe de Senti me-Sévère,
à Home. Il était surmonté, dans l'origine, par les célèbres chevaux de Venise; mais
repris en 1815, ce trophée de nos conquêtes fut remplacé en 18-28 par un quadrige
en bronze, œuvre de ftosio.
ANCIEN TEffiPLE HINDOU, A TCHITTOUR. ENTRE AGRA ET BOMBAT.
Photographié jmr M. le baron Atetii dt Lagrangt.
Ce petit temple, en pierre calcaire, offre dans ses délicates sculptures des
processions de Dieux et de Déesses, venant rendre hommage au Dieu principal,
placé au centre de l'édifice. Quoiqu abandonné depuis longtemps par le culte
brahminique, ce monument est encore assez bien conservé.
LE THÉSÉE DE PHIDIAS.
Malgré les mutilations qu'elle a subies , cette statue reste toujours un précieux
modèle de la grandeur et de la simplicité élégante du style grec. Enlevée du fronton
du Parlhenon, par lord Elgin, au commencement de ce siècle, elle orne maintenant
le Musée britannique,
ARCADE MUSULMANE, PRÈS DE DEHU.
nobyrQAMl par If. If Imran 1km de tjtgrangr.
Construite entièrement en grès rouge , celte arcade est , malgré son élévation ,
rouverte presqu'en entier d'inscription et d'arabesque sculptées avec une grande
perfection. Elle lut bâtie par les Mogols , après leur conquête de l'Inde , sur
remplacement d'un temple hindou trés-eélèlire, appelé le Koulonb.
RUINES DU CHATEAU DE FALAISE, EN NORIHANDIE.
fhùtnpttjU/n JW| J|. .1. dtBrebiuan.
Parmi les ruines colossales el si pittoresques du ctulleau de Falaise, on voit encore
une petite masure que l'on croit avoir été la résidence de Robort-le-Diable, père
de Guillaume-Ie-C piérant.
BAS-RELIEFS EN MARBRE , PAR LUCA DELLA ROSBIA.
Colrn'M des ofli-M à Range,.
Luca délia Robbia , sculpteur llorentin, inventeur des lerres cuites émaillées
Oonssail vers l'an 1450. Il tailla le marbre avec une grande habileté et parait avoir
eu part à l'exécution des célèbres portes du Baptistère de Florence.
TEMPLE HINDOU MODERNE, A ODEÏPOUR.
nateçttfW par .V. le baron Aient de Lagrangt.
Odevpour csl la capitale d'un État du même nom, l'un des seuls dai
l'Inde qui
aient conserve leur indépendance. Le temple, dont la planche 13 olfre mite vue
générale, a été bâti au commencement de ce siècle , par Pavant-dernier prince de
cette contrée. D est en calcaire jaunâtre, et peut donner une idée de la richesse
d'ornements que déploie l'architecture hindoue et des effets grandioses qu'elle sait
obtenir.
mosquée o'oimAr. a Jérusalem.
Photographié* par .V. Maxime du Camp. (EUrail de sou voyage. Egypte, NllM», Palestine et Syrie.)
Imprimerie l'Iiolograpliique Ulapquarl-ErrarJ, MUpU UU. Gide M J. Biudry.
Bâtie par le Calife Omar, sur l'emplacement du Temple de Salomon, celte
mosquée fut convertie en église chrétienne par les Croisés ; mais lorsque Saladin
reprit Jérusalem , il rendit ce temple à sa destination primitive. Il y avait peine
de mort contre tout chrétien qui entrerait dans la mosquée d'Omar ou mettrait
seulement le pied dans son parvis. Ce ne fut que par surprise et à l'aide d'une
nombreuse escorte que M. Maxime Du Camp pût prendre le prototype que nous
reproduisons ici.
PALAIS DE L'ÉCOLE DES BEAUX-ARTS, A PARIS.
Commencé en 1830, sur l'emplacement du Musée des Petils-Augustins les
élégantes constructions de l'Ecole de Beaux-Arts furent terminées en 1838, sous
l'habile direction de l'architecte M. Duban.
LES ŒUVRES DE MISÉRICORDE.
, Peinture fîamandt du .V P siècle, à l'Académie, à Bruges.
On croit que ce précieux tableau , dont l'auteur est inconnu, retrace quelques
traits de l'histoire de Saint-Jacques de Compostelle.
TEMPLE HINDOU MODERNE, A MIRZAPOUR (Bengale).
Phulographiè par M. le baron Ah.fi* île Lagrangt.
Ce temple, en pierre calcaire, est une des plus gracieuses productions de l'art
moderne dans l'Inde. La petitesse de sa dimension est rachetée par le fini des
sculptures dont il eut orné .
ARRIVÉE DE SAINTE-U3SULE A ROME.
Feinte par Iltmlihg, sur la chissc conservée à V hôpital St-Jean, à Bruges.
Sainte-Ursule, fille d'un prince de Cornouailles, fuyant, avec un grand nombre
de ses compagnes, les persécutions des Saxons, après avoir d'abord abordé à
Cologne, vient à Home, où elle est reçue par le Pape Saint-Cyriaque.
Ce fut dans l'hôpital Saint-Jean, à Bruges, où il entra et demeura six années a
son retour de la fatale bataille de Nancy, qu'llemling peignit la célèbre chasse'de
Sainte-Ursule, l'un des plus précieux monuments de la peinture du moyen-âge,
TEMPLE HINDOU MODERNE, A D10NDLÉSIR, ENTRE AGRA ET BOMBAY.
Photographié par St. le baron Alexis de Lagrange.
Ce temple, dont la construction ne remonte qu'à une trentaine d'années est
remarquable pour la richesse de ses sculptures. Il est entouré de portiques qui
servent de logements aux prêtres. Les galeries supérieures contiennent les énormes
tambours et les trompettes formidables qui font la base des Orchestres sacrés dans
l'Indonstan. Des escaliers d'un effet grandiose réunissent cntr'clles les différentes
constructions qui forment l'ensemble de l'édifice.
DIEPPE.
Dieppe, la jolie ville si fréquentée pour ses bain! de mer, la patrie de Duquesne
et jadis si renommée pour l'audace de ses marins, est dominée par un château-fort
du haut duquel est prise la vue que nous donnons ici.
UNE SCÈNE D'INTÉRIEUR.
Peinture flamande contemporaine .
Ce joli tableau, qui est du au pinceau de H. B. Dcloosc et appartient a
M. Spotheen , à Ypres , a été justement remarqué à l'exposition de Bruxelles en I85d.
PORCHE DE SAINT-GERMAIN-L'AUXERROIS , A PARIS.
Le porche de Saint-Gcrmain-I' Auxerrois, admiré pour l'élégance et la pureté de son
sljle, fut construit vers le milieu du XV.6 siècle, vraisemblablement sur les dessins
de Jean Gausel, maçon , tailleur de pierre, qui exécuta le grand portail.
Lors de la restauration de l'église, en (824, on conlia a M. V. Mottez la décoration
du porche, à l'imitation de ce qui se faisait au moyen -âge. Cet artiste y a peint à
frasque avec un grand caractère d'unité , une série de compositions retraçant
l'histoire de l'enseignement du Christianisme.
LA HÈRE DE GERARD-DOW
tVoi/r par Qhwi-6m, ri pMearanMftfeprif-ia entoura dl n'ttw.
Aussi bon Us que peint» Mutai Gcrard-Dow se plut à peindre souvent sa mère.
Le portrait (M nous reproduisons ici, d'après la belle gravure de WiUe, est connu
sous le nom de lu DMdwu.
Gerard-Dow naquit ù Lcydc. en 1013, et j meurtri en 1080.
PORTAIL DE LA CALEHOE. CATHÉDRALE DE ROUEN.
Ce portail, d'une ornementation riebe et grandiose, est du i Jean Poirier ou à
Jean do Paveu, , qui lurent les maîtres de l'œuvre pendant la dernière période du
XIV.' siècle.
SALLE DES CARIATIDES.
(yicsét: tus louvre).
iinei nommée a cause des quatre admirables cariatides, sculptées par Jean
Goujon, qui supportent la tribune qui on est le principal ornement. Celte salle, qui
lait aujourd'hui partie du Musée dos Antiques , lut construite sur les dessins du
célèbre Pierre l.eseol . né en 1510, mort en t"i"8-
LE PARTHENOH . A ATHÈNES,
/'jHJtojropMr par M. luit HallJ.rr.
Ce n'est pas ici le Ironton principal du Partbenon. mais celui où était placée la
.laine de Thésée , donnée sous le N." 14. Notre photographie lionne une idée
malheureusement Irop «acte de l'état où se trouve réduit ce chef-d'œuvre de
l'archiloclure ancienne cl moderne . 11 subsista dans son entier jusqu'en 1 687 . . Les
Chrétiens, dit Chateaubriand, le convertirent d'abord en église, et les Turcs, par
jalousie des Chrétiens, le changèrent à leur tour en mosquée, il faut que les Vénitiens
viennent au milieu des lumières du XVIII.» siècle, eanonner les monuments de
Péridès.... Un outre moderne, lord Elgin , vient d'achever, par amour des arts, la
(lestrurlion que les Vénitiens avaient commencée. »
(rautBUiWum, /fnK'nnoîit- Pari* a Jr ruta/'r») .
SAINTE-URSULE ET SES COMPAGNES.
PriitlH par ffruitOio, lUThrliAueronurw il l'html Sainl-Jw. à Brun*.
(Voir l'csplicalion du N." 23).
DÉTAILS DE LA FAÇADE DU PALAIS-DE JU5TICE DE ROUEN.
La partie du palais dont on donne ici un détail, fut élevée en 1 iW, sous le règne
de Louis MI, cl consacrée aux séances du Parlement. Elle donne une idée complète
de l'architecture délicate et capricieuse do celle époque de transition. Malheureu-
sement, l'élégante tourelle polygone qui forme le centre de l'édifice a perdu
beaucoup de son caractère primitif par la suppression des inenaux de ses fenêtres.
TRONC D'UN DES CÈDRES DE SALOMON, SUR LE IRONT LIBAN.
PtuttgnfUi yor jf. E. JîfW,<\
Ces arbres diinimienl chaque surir. . « Il n'y en a plus que ,epl que leur masse
peui foire supposer cQDtfitnponùu tles temps bibliques- »
(Dr U«»rtim(. I mja-ie en llriml.)
LES MUSICIENS AMBULANTS.
D'après la gravure de Wille.
I.a rélMu'e graïure do Wille a popularisé ce tableau de Dieliich.
Dielricli, l'un des meilleurs peintres de l'école allemande, naquit à Weymar , en
1712, et mourut à Dresde en 1771.
George Wille, né en 171", à K.enislierg, dans la Hcsse. vint à Taris, à l'âge de
de 10 ans. el après y avoir produit un grand nombre de gravures qui répandirent sa
réputation dans toute l'Europe, il y mourut en 1807.
STATUE DE LA VILLE DE LILLE. SUR LA PLACE DE LA CONCORDE. A PARIS.
C'est au ciseau du célèbre IVadier , qu'est duc cette statue allégorique, l'une
des huit statues colossales qui surmontent les pavillons placés aux angles de la place
de la Concorde. L'artiste s'est surtout préoccupé de caractériser la ville forte placée
comme un rempart aux frontières de la France.
Lille. Imprimer!! <1p U-folmi'-Duri-ncq, f*» <l" fhWBre, M.
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